Une tombe zapotèque vieille de 1 400 ans révèle d’anciennes croyances sur la mort et le pouvoir

8

Des archéologues mexicains ont mis au jour une tombe zapotèque vieille de 1 400 ans, remarquablement préservée, présentant une imposante sculpture de hibou qui incarne la compréhension de la mort et du respect ancestral de la culture. La découverte, annoncée par la présidente Claudia Sheinbaum Pardo, est considérée comme la découverte archéologique la plus importante au Mexique depuis plus d’une décennie.

La découverte et le contexte historique

Le tombeau était situé à San Pablo Huitzo, Oaxaca, et datait d’environ 600 après J.-C., période où la civilisation zapotèque prospérait dans le sud du Mexique. Les Zapotèques, connus sous le nom de « Peuple des Nuages ​​», ont établi une société complexe vers 700 av.

L’existence de la tombe a été révélée après que les autorités ont enquêté sur des informations faisant état de pillages sur le site. Cela souligne un problème crucial : de nombreuses tombes zapotèques ont été pillées avant une étude archéologique appropriée, entraînant une perte irréversible de connaissances. L’état intact de la tombe Huitzo est donc particulièrement précieux.

Signification symbolique du hibou

À l’entrée de la tombe se dresse une chouette sculptée, dont le bec est ouvert pour révéler le visage peint d’un seigneur zapotèque. Dans la culture zapotèque, la chouette représentait à la fois la mort et le pouvoir, suggérant que la sculpture représentait l’image d’un ancêtre que la tombe honore. Cette imagerie met en évidence la vision du monde zapotèque où la mort n’était pas simplement une fin, mais une transition régie par des symboles puissants et des esprits ancestraux.

Détails complexes à l’intérieur du tombeau

Au-delà de l’entrée, une porte sculptée mène à des chambres décorées de peintures murales aux couleurs vives en blanc, vert, rouge et bleu. Ces peintures représentent un cortège funéraire transportant du copal, une résine d’arbre sacré brûlée lors des cérémonies mésoaméricaines préhispaniques. Au-dessus de la porte se trouvent des dalles de pierre gravées de noms calendaires, un système de dénomination sophistiqué dans lequel les individus se voyaient attribuer des symboles en fonction de leur date de naissance. Flanquant la porte se trouvent les figures d’un homme et d’une femme, peut-être des ancêtres ou des gardiens du tombeau.

Implications pour comprendre la culture zapotèque

La secrétaire mexicaine à la Culture, Claudia Curiel de Icaza, décrit le tombeau comme une « découverte exceptionnelle » pour sa préservation et les informations qu’il fournit sur les structures sociales zapotèques, les rituels funéraires et la vision du monde. L’architecture et les peintures du tombeau témoignent d’une société hautement organisée avec des croyances religieuses complexes.

Les archéologues travaillent actuellement à la conservation du site et analysent les preuves céramiques, l’iconographie et les ossements humains récupérés. Cette tombe rejoint plus d’une douzaine d’autres tombes zapotèques découvertes à Oaxaca au cours de la dernière décennie, chacune contribuant à une meilleure compréhension de cette ancienne civilisation.

Le tombeau Huitzo est une source de fierté pour les Mexicains et un témoignage de la grandeur du Mexique.

La préservation de ce site est vitale pour que les générations futures puissent étudier et apprendre d’une culture qui a prospéré pendant des millénaires avant la conquête espagnole.

попередня статтяLes sismomètres suivent les chutes de déchets spatiaux avec une précision inattendue
наступна статтяThe Illusion of Time: How Physics Suggests It Might Not Be Real