Smoke n’attend pas la permission de voyager.
Les frappes aériennes israéliennes ont touché quatre sites pétroliers iraniens le 7 mars. Fardis. Shahran. Aghdasieh. La raffinerie de pétrole de Téhéran. Ce qui a suivi n’était pas seulement une destruction locale. C’était une anomalie atmosphérique.
Une nouvelle analyse publiée mardi dans Advances in Atmospheric Sciences montre les dégâts. Le 8 mars, les incendies avaient craché environ 33 000 tonnes de dioxyde de soufre dans le ciel.
C’est beaucoup.
Pour mettre les choses en perspective. L’éruption de l’Eyjafjallajökulli en 2010 a rejeté environ 22 000 personnes en trois jours. Une journée de bombardement a égalé – et dépassé – cette production volcanique.
Le SO2 est nocif. Cela voyage loin.
Les données des satellites chinois FengYun 3 et du précurseur Sentinel-5 ont cartographié le panache. L’imagerie hyperspectrale ultraviolette et infrarouge a suivi la propagation. Les vents du nord-est ont poussé le nuage au-delà des frontières. En quarante-huit heures, il avait dérivé environ 1 240 milles vers l’Asie de l’Est. L’empreinte ? Une immense zone de 185 00 milles carrés.
On pourrait penser que l’air s’est purifié une fois les incendies éteints.
Vous auriez tort.
“L’impact… ne doit pas être négligé en raison de sa durée relativement courte”, note l’étude.
Les gaz ne se contentaient pas de flotter. Ils sont tombés. En se mélangeant aux précipitations, les polluants ont créé quelque chose de déstabilisant. Pluie corrosive. Certains l’appellent pluie noire. Il transportait des hydrocarbures. Particules toxiques.
Les habitants de Téhéran l’ont ressenti. Maux de tête. Un goût amer en bouche. Peau et yeux irrités. Difficulté à respirer.
Pourquoi traitons-nous le CO2 comme le seul ennemi ici ?
Ce n’est pas la première fois que le conflit en cours apparaît sur les cartes climatiques. Entre le 28 février et le 14 mars, la guerre a pompé plus de CO2 que l’Islande n’en a émis sur l’ensemble de l’année 2024 en termes de gaz à effet de serre.
Le soufre n’est qu’une couche supplémentaire.
Le nuage s’est dissipé le 9 mars, en grande partie disparu des capteurs, mais les données demeurent. Le panache s’étendait sur des milliers de kilomètres. Les problèmes de santé persistaient. Les vols ont peut-être continué à circuler cette fois-ci, mais l’atmosphère en a pris un coup similaire à celui qui a cloué l’Europe au sol en 2010.
Les satellites l’ont enregistré. Les gens se souvenaient du goût de la pluie.
Nous continuons à suivre ces émissions. Peut-être que nous arrêterons. Peut-être que non.
De toute façon, les chiffres ne s’en soucient pas.


















