Votre stylo pourrait trahir votre esprit

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La détection précoce est importante. De simples tests pourraient tout changer. De nouvelles recherches suggèrent que la façon dont vous écrivez – en fait, écrivez – pourrait contenir des indices sur le déclin cognitif bien avant que les symptômes ne deviennent évidents.

L’écriture manuscrite n’est pas seulement archaïque. C’est un entraînement complexe.

Dans un monde numérique, nous avons largement oublié l’acte physique consistant à écrire des caractères sur une page. Mais ces frictions ? C’est exactement pourquoi l’écriture manuscrite fonctionne comme un outil de diagnostic. Cela oblige le cerveau à coordonner simultanément les capacités motrices et le traitement mental. Des études antérieures associaient déjà la détérioration de la calligraphie à des maladies telles que la maladie d’Alzheimer. Cette dernière étude approfondit ce lien.

“L’écriture n’est pas seulement une activité motrice, c’est une fenêtre sur le cerveau”, explique Ana Rita Matias de l’université d’Évaora au Portugal.

Son équipe s’est concentrée sur les personnes âgées vivant dans des maisons de retraite. Cinquante-huit participants, âgés de 62 à 99 ans. Le groupe était divisé. Trente-huit avaient diagnostiqué des troubles cognitifs. Vingt étaient considérés comme sains sur le plan cognitif.

Ils n’ont pas seulement regardé le résultat final. Ils ont examiné le processus.

Les participants ont utilisé un stylet sur une tablette numérique pour effectuer plusieurs tâches. Tracer des lignes. Copier des phrases. Dicter à partir de la voix. C’est dans la tâche de dictée que les fissures sont apparues.

La dictée demande beaucoup. Vous écoutez. Vous vous en souvenez. Vous traduisez le son en texte. Ensuite, vous écrivez. C’est un travail lourd pour les fonctions exécutives du cerveau.

Le groupe souffrant de déficiences cognitives prenait plus de temps par accident vasculaire cérébral. Ils ont utilisé plus de coups. Les mouvements étaient plus petits, saccadés, inefficaces.

Pensez-y. Lorsque la réserve cognitive diminue, le cerveau perd sa capacité à compenser. Il se laisse dépasser lors de tâches complexes. Les réseaux moteurs bégayent.

Est-ce que ça veut dire qu’on rédige notre diagnostic ?

Pas encore. Les données soutiennent l’idée selon laquelle le timing et l’organisation des accidents vasculaires cérébraux reflètent la façon dont le cerveau planifie les actions. Cela repose sur la mémoire de travail. Et le contrôle exécutif.

Lorsque ces systèmes déclinent, l’écriture se fragmente. Lent. Moins coordonné.

Mais d’autres fonctionnalités ? Ils pourraient rester intacts dès le début. Ce qui en fait des marqueurs inutiles. La répartition réside dans le comment et pas seulement dans le quoi.

Il y a de l’espoir ici. Imaginez des évaluations cognitives qui ne nécessitent pas d’analyses coûteuses ni de déplacements à l’hôpital. Une simple feuille de papier. Ou une tablette. Bon marché. Rapide. Accessible dans les maisons de retraite exactement où cette étude a été menée.

Ne prenez pas d’avance pour autant. L’étude est petite. Seulement cinquante-huit personnes. Et c’est statique. Il n’y avait aucun suivi au fil du temps pour voir comment l’écriture manuscrite évoluait parallèlement au déclin cognitif. La consommation de médicaments n’a pas non plus été prise en compte. Ce sont de vraies limites.

La direction est néanmoins claire. Les scientifiques recherchent tous les signaux possibles. Biomarqueurs sanguins. Indices vocaux. Maintenant l’écriture manuscrite.

L’objectif est un outil facile à utiliser. Gain de temps. Abordable. Intégré aux soins de santé quotidiens sans équipement sophistiqué.

Matias voit le chemin. Détectez le déclin plus tôt. Avant la perte de mémoire. Avant que la confusion ne s’installe.

Ce n’est pas un outil fini. Mais c’est un signal. Et dans la lutte contre la neurodégénérescence, même un murmure provenant de votre stylo pourrait compter.

Principales conclusions
– 58 participants âgés de 62 à 99 ans issus d’EHPAD.
– 38 avaient des troubles cognitifs ; 20 étaient en bonne santé.
– Les tâches de dictée ont révélé les plus grandes différences en termes d’efficacité motrice.
– Déficience cognitive liée à un timing d’AVC plus lent et plus fragmenté.
– Les futurs outils visent une intégration faible et facile dans les établissements de soins.

Peut-être vérifier vos anciens essais.

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