Comment Garry Shandling a redéfini les sitcoms avec du méta-humour et une autodérision honnête

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Garry Shandling ne se contentait pas de raconter des blagues. Il a disséqué le fait de leur dire tout en le faisant. Né à Chicago en 1949 et élevé à Tucson, en Arizona, il a finalement atterri à Los Angeles avec un diplôme en marketing de l’Université d’Arizona et un problème avec la télévision classique.

Au début des années 1970, il écrivait pour des sitcoms comme Sanford and Son et Welcome Back, Kotter. Il détestait la corvée. Les punchlines scénarisées semblaient creuses. Il est donc monté sur scène. Sa routine de stand-up était une classe de maître en pleurnicherie et en autodérision. Il s’est penché sur ses propres névroses. Cela a fonctionné.

Ses débuts à la télévision ont eu lieu dans The Tonight Show en 1981. En 1983, il était un hôte invité fréquent. Le successeur de Johnny Carson ? Peut être. Mais Shandling avait des projets plus ambitieux que d’héberger un bureau traditionnel de fin de soirée.

Briser le quatrième mur avant qu’il ne soit cool

En 1986, It’s Garry Shandling’s Show a été créé sur Comedy Central. C’était bizarre. C’était audacieux. Cela a changé la façon dont le public consommait la télévision.

Shandling a joué lui-même. Une version romancée qui savait qu’il était dans une sitcom. Il a traversé les murs. Il s’est adressé directement à la caméra. Il brisait constamment le « quatrième mur ». Ce n’était pas seulement un gadget. C’était une déconstruction du médium. La série a duré quatre saisons, se terminant en 1990. Elle a prouvé que le public était suffisamment intelligent pour gérer les jeux narratifs.

Il aurait pu rester dans cette voie. Au lieu de cela, il s’est tourné vers le câble.

La réalité acérée du The Larry Sanders Show

En 1992, Shandling a lancé The Larry Sanders Show sur HBO. Il a animé un talk-show fictif de fin de soirée au sein de l’émission. Le décor était la machinerie concrète et réelle de la production télévisuelle.

La série offrait un regard cynique sur l’industrie. Vous aviez des célébrités narcissiques. Agents gourmands. Écrivains misanthropes. Et le personnel qui souffre depuis longtemps essaie de garder les lumières allumées.

Jeffrey Tambor jouait le rôle de l’acolyte inconscient de Garry. Rip Torn était le producteur qui semblait détester tout le monde, y compris lui-même. Shandling a obtenu les faveurs de ses vrais amis. Environ 200 célébrités sont apparues dans leur propre rôle. Pensez à Stephen Colbert, Jon Stewart et Robin Williams qui passent sur le plateau.

Les critiques ont adoré. Il a valu des nominations aux Emmy Awards pour une série comique exceptionnelle pour les six saisons. En 1998, Shandling et l’écrivain Peter Tolan ont remporté l’Emmy pour leurs écrits exceptionnels. Ils ont mieux que quiconque capturé la mentalité de siège du showbiz.

Films, travail vocal et un héritage durable

Shandling ne s’en tient pas à la télévision. Il s’est aventuré dans le cinéma. Il a joué dans Hurlyburly (1998) et Trust the Man (2005). Il a écrit et joué dans la comédie de science-fiction De quelle planète venez-vous ? en 2000. Elle a explosé au box-office. Le public n’était alors pas prêt pour cela.

Il a également prêté sa voix à l’animation. Il était la tortue dans Over the Hedge (2006). Il a interprété un porc-épic animé par ordinateur dans Le Livre de la Jungle de Jon Favreau (2016).

Son influence s’étendait au-delà du jeu d’acteur. L’autobiographie de Larry Sanders, Confessions of a Late Night Talk Show Host, a été publiée en 1998. C’était “comme dit” Shandling. Une biographie méta-fictionnelle de son personnage fictif.

Garry Shandling est décédé le 24 mars 2016 à Los Angeles. Il avait 66 ans.

Deux ans plus tard, l’industrie regarde en arrière. Judd Apatow a réalisé Les journaux zen de Garry Shandling. Ce documentaire en deux parties raconte sa vie et son processus créatif. Cela montrait l’homme derrière la méta-humour. Un comédien qui a refusé de jouer selon les règles de quelqu’un d’autre.

Il a laissé derrière lui un plan. Celui où l’honnêteté était la punchline. Et la structure se brisait toujours.

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